Bouddha « barré »

La Cour suprême italienne s'est récemment prononcée sur la validité de la marque « Buddha Bar » et a conclu que le nom de Bouddha ne peut être utilisé par quiconque à titre exclusif pour « désigner un produit ou un service ».

La Cour de cassation a rejeté le recours formé par les sociétés George V Entertainment et George V Records, qui exploitent le célèbre bar parisien et qui souhaitaient empêcher le « Buddha-café » de Milan, tenu par un entrepreneur italien, de porter ce nom.

Les plaignants ont quant à eux fait valoir que l'association des mots « Buddha » et « Bar » donnait naissance à une marque hautement distinctive, les concepts véhiculés par ces deux mots étant très éloignés l'un de l'autre, ce qui en faisait une marque forte.

La Cour suprême a finalement estimé que, même si la marque était valide, elle risquait de heurter les sentiments religieux des bouddhistes, qui verraient un chef spirituel réduit à un simple logo distinctif d'un café-restaurant ; c'est pourquoi elle a confirmé l'arrêt de la Cour d'appel de Milan.

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