Le coronavirus (Covid-19) et ses répercussions sur l'emploi.
Dans le contexte de la crise sanitaire sans précédent provoquée par la propagation du coronavirus, le gouvernement italien a adopté une série de mesures restrictives d'urgence visant à endiguer la propagation épidémiologique du Covid-19.
En particulier, le décret n° 6 prévoit que, afin « d'éviter la propagation du COVID-19, dans les communes ou les zones où au moins une personne a été testée positive et dont la source de transmission est inconnue... les autorités compétentes sont tenues de prendre toutes les mesures de confinement » et « parmi les mesures pouvant être prises » figurent notamment la « fermeture de toutes les activités commerciales », la « fermeture ou la limitation de l'activité des administrations publiques », la « suspension du travail pour les entreprises » : en un mot, la suspension de toutes les activités professionnelles potentielles (à l’exception des services publics essentiels) tant dans les zones rouges où des « foyers épidémiques » ont été identifiés que dans les zones « jaunes », c’est-à-dire les zones à risque de propagation (Lombardie, Vénétie, Piémont, Ligurie, Trentin-Haut-Adige, Frioul et Émilie-Romagne).
Cette paralysie a rendu nécessaire le recours à des formes de travail « à distance » afin d’atténuer l’impact de la suspension des activités, à tel point que, par le décret du Premier ministre du 25 février 2020, le gouvernement a établi que « le mode de travail à distance régi par les articles 18 à 23 de la loi n° 81, est provisoirement applicable, jusqu’au 15 mars 2020, pour les employeurs ayant leur siège social ou opérationnel dans les régions d’Émilie-Romagne, du Frioul-Vénétie Julienne, de Lombardie, du Piémont, de Vénétie et de Ligurie, ainsi que pour les travailleurs y résidant ou y étant domiciliés qui travaillent en dehors de ces territoires, à toutes les relations de travail, dans le respect des principes dictés par les dispositions susmentionnées, même en l’absence des accords individuels qui y sont prévus ».
Outre les dispositions réglementaires, les autres mesures susceptibles d'être mises en œuvre pour limiter les conséquences négatives découlant de la suspension des activités professionnelles pourraient consister à recourir à la Caisse d'indemnisation salariale (Cassa Integrazione Guadagni) ou aux Fonds d'indemnisation salariale (Fondi di Integrazione Salariale), pour autant que les conditions requises soient remplies.
Une autre mesure envisageable consisterait à mettre les employés en congé ou à leur faire prendre des congés, à condition, bien sûr, que ces mesures soient convenues d'un commun accord et ne soient pas imposées aux employés.
Sans prétendre être exhaustives, les suggestions ci-dessus ne sont que des pistes de réflexion en attendant le retour tant espéré à la normale après cette situation d'urgence sanitaire.