Publicités indirectes et subliminales sur les réseaux sociaux.
Le marché de la publicité connaît actuellement une profonde mutation, et les publicités indirectes – subliminales – diffusées via Internet et les réseaux sociaux sont de plus en plus courantes.
La publicité indirecte est un message clair et explicite qui apparaît dans des espaces inhabituels, sans être présenté comme tel. La publicité subliminale, en revanche, n’est pas évidente. Cette pratique est interdite par la loi italienne, mais uniquement en ce qui concerne la publicité télévisée. Et bien que le cinéma et la télévision constituent un terrain fertile pour ce type de promotion, de nouveaux défis sont apparus, surtout sur les réseaux sociaux. En effet, le web représentant une nouvelle opportunité d’exprimer nos pensées, nos intérêts et nos goûts, ainsi qu’une nouvelle façon d’apprendre et de partager des informations et des contenus, les entreprises ont également commencé à l’utiliser de manière explicite ou tacite.
D'une part, on trouve de véritables spots publicitaires et des partenariats, bien qu'ils ne soient pas entièrement contrôlés : Facebook et Instagram, par exemple, vérifient que les publicités ne contiennent pas de contenu illégal ou interdit par les règles, mais ils ne contrôlent pas l'exactitude des informations communiquées, ni leur conformité à la réglementation, puisqu'il n'existe pas de code de conduite à respecter.
D'autre part, on constate une forte prolifération du « placement de produit » parmi les profils les plus consultés.
À cet égard, l'Autorité britannique de la concurrence et des marchés s'est opposée à la publicité déguisée, qui n'est pas identifiable dans les photos et les vidéos publiées sur les réseaux sociaux. Récemment, la Commission fédérale du commerce américaine s'est également penchée pour la première fois sur cette question, demandant aux « influenceurs web » de signaler clairement ces contenus cachés à l'aide de hashtags ou de commentaires.
Cependant, il n'existe pas de règles spécifiques régissant la publicité indirecte et subliminale, et les conditions d'utilisation des réseaux sociaux tels qu'Instagram prévoient des restrictions. La question se pose de savoir si les consommateurs, qui ne doivent pas être exposés à des publicités mensongères et trompeuses, ont également le droit de distinguer les contenus publicitaires des « conseils de style de vie ».
Récemment, l'Union nationale des consommateurs italiens a saisi l'Autorité de la concurrence et des marchés (AGCM) afin de s'interroger sur la légitimité de la publicité indirecte et subliminale sur les réseaux sociaux. Le fondement juridique de cette controverse est l'article 22 du Code de la consommation, qui stipule que l'intention commerciale doit être explicitement mentionnée si elle ne ressort pas clairement du contexte ou si elle est susceptible d'induire le consommateur en erreur.
L'AGCM devrait bientôt clarifier la question et fournir des informations adéquates tant sur les relations entre le producteur et l'influenceur que sur l'obligation de signaler le caractère publicitaire des publications.
Par ailleurs, Instagram a lancé un nouveau tag, « Partenariat rémunéré avec », afin que les utilisateurs puissent l'inclure dans leurs stories et leurs publications. Par ailleurs, de nombreux blogueurs, dont la très célèbre Chiara Ferragni, ont commencé à utiliser des « hashtags de déclaration » tels que #ad, #advertisement ou #advertising pour signaler la nature commerciale de leurs photos, dans le but de protéger le consommateur.